«

»

Mai 02

L’agriculture urbaine, comment ça marche ?

agri-urbaineAminata SIDIBE-BA

Partout dans le monde, l’agriculture urbaine gagne du terrain. Soucieux de leur santé, de plus en plus de personnes s’interrogent sur la provenance de leurs denrées alimentaires. Paradoxalement, nous notons un retard important en Afrique de l’Ouest où l’agriculture rurale traditionnelle peine à évoluer dans sa globalité. Nous enregistrons des petits producteurs d’agriculture bio qui commercialisent leurs produits par-ci par-là, en revanche peu de familles se lancent dans une agriculture respectueuse de l’environnement dans l’objectif d’être autonome.

Dans le monde actuel, la nourriture traverse des milliers de kilomètres pour arriver chez le consommateur. Avec l’augmentation de la population et le manque d’eau, les produits agricoles doivent pousser près des consommateurs. L’agriculture urbaine est la seule solution pour répondre au besoin des consommateurs qui est en constante évolution. Des jardins partagés au petit espace cultivable chez soi, il est urgent de pouvoir trouver des fruits et légumes à portée de main et cultiver surtout sans pesticide.
Et pour cela, plusieurs solutions se présentent :

Un vaste espace cultivable

Investir dans un espace cultivable et y pratiquer une agriculture nourricière. La mise en place de buttes de cultures peut permettre d’obtenir un bon rendement.

La culture en pot
plant-tomate

 

Cette méthode ne permet pas d’aspirer à une autonomie alimentaire car toutes les cultures ne peuvent pas se faire dans des pots. En règle générale, les pots sont installés sur le balcon ou la terrasse de la maison.

Pour un début, vous pouvez tester les variétés simples qui vous garantissent une récolte : les tomates cerise, les radis, les salades, les fraisiers, les choux et les poivrons.

 

 

Les cucurbitacées telles que les courgettes et les concombres peuvent être testées sous condition d’avoir un treillage suspendu au mur. Les herbes aromatiques aussi s’épanouissent parfaitement dans des cultures en pots. En cas de gelée, vous pouvez les rentrer dans la cuisine pour un peu de chaleur. Choisissez des pots assez larges et profonds avec une largeur de 20 cm et une profondeur de minimum 20 cm également.

Contrairement aux idées reçues, les pots ne doivent pas d’être exposés au soleil pour ne pas que les plantes sèchent. Ainsi évitez les expositions plein-sud et privilégiez une orientation qui offre une présence du soleil uniquement le matin. Rassemblez les pots de sorte qu’ils fassent de l’ombre et protégez les pots du premier rang.

L’arrosage se fait en fonction des besoins de la plante, prenez le soin de vérifier l’humidité du sol avant d’arroser la plante, toujours arroser au pied et non sur les feuilles. Avant de planter vos plants, pensez à faire des semis des variétés citées dans des petits pots de yaourt ou des barquettes en polystyrènes récupérées chez le vendeur de poisson. Attendez l’apparition de deux cotylédons (petites feuilles différentes des feuilles de la plante elle-même) avant de repiquer le plant.

Pour réussir ses semis, utilisez du terreau, puis semez-y les graines, arrosez légèrement et ne tassez pas la terre. Placez les bacs de semis à l’intérieur. La température idéale est entre 22 et 24 degrés.

Vous l’aurez compris, l’agriculture urbaine ce n’est pas compliqué. Avec les astuces présentées dans cet article, vous avez tout ce qu’il vous faut pour vous lancer.


Si vous aimez cet article, partagez et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Patientez SVP...

Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez notre newsletter et le magazine Dandé Leydi et profitez de bons de réduction chez nos partenaires (jusqu\'à 20%)